Le Prix des droits de l’homme des Nations Unies récompense ses cinq lauréats, deux personnes et trois organisations, pour leur contribution exceptionnelle dans le domaine des droits humains. Les lauréats sont Julienne Lusenge (République démocratique du Congo), Julio Pereyra Sánchez (Uruguay), ainsi que l’organisation Viasna, le Centre d’études sur les droits de l’homme d’Amman et la Coalition mondiale des organisations de la société civile, des peuples autochtones, des mouvements sociaux et des communautés locales pour la reconnaissance universelle du droit à un environnement propre, sain et durable.
« Il existe une corrélation entre la couleur de la peau et la classe sociale », a déclaré Stephanie Sewell, qui a obtenu la bourse 2019 du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme destinée aux personnes d’ascendance africaine. Selon elle, la discrimination fondée sur la couleur de la peau a des répercussions sur les droits de l’homme de la majorité des Jamaïcains.
Mueda Nawanat est née sans nationalité et n’a pu devenir citoyenne thaïlandaise, son pays de naissance, qu’à 21 ans. Aujourd’hui, elle défend les apatrides et a aidé un grand nombre d’entre eux à obtenir la citoyenneté. Elle est également bénéficiaire du programme de bourses du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.
Chris Mburu, défenseur du droit à l’éducation et ancien membre du personnel du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, reçoit le prix Eleanor Roosevelt des droits de l’homme 2019.
Mary Consolata Namagambe, étudiante en droit et bénéficiaire du programme de bourses du HCDH, a décidé de contester l’exclusion qu’elle et d’autres personnes d’ascendance africaine subissent dans une société danoise majoritairement blanche.
" Je vais partager (ce que j’ai appris)… avec les membres de ma communauté, pour qu’ils sachent comment se défendre, mais aussi pour qu’ils connaissent leurs droits " a déclaré Edwin Álvarez, vice-président de l’organisation du développement ethnique et communautaire au Honduras. Edwin Álvarez s’est récemment rendu à Genève pour suivre une formation sur la défense des droits de l’homme, en tant que l’un des bénéficiaires du programme de bourses 2018 pour les personnes d’ascendance africaine.
Aulagéa Thérèse estime que l’une des plus grandes difficultés auxquelles fait face son peuple est l’absence de reconnaissance nationale. Membre du peuple Kali’na, en Guyane française, Thérèse est l’un des boursiers du Programme de bourses 2016 du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme destinées aux autochtones.
Andrei Khariuchi est déterminé à protéger les droits fondamentaux de la communauté autochtone des Nenets, en Russie. Il était récemment à Genève pour participer au Programme de bourses 2016 du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme destinés aux autochtones.
« J’ai commencé à militer à l’époque où j’étais au lycée », a indiqué Milka Chepkorir Kuto, membre du peuple autochtone Sengwer, au Kenya. Mme Kuto était à Genève pour suivre une formation dans le domaine de la défense des droits de l’homme en tant que boursière du Programme de bourses 2016 du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.
Charlene Apok estime que les peuples autochtones se heurtent à de nombreux obstacles lorsqu’ils s’emploient à défendre leurs droits à l’échelon international. « Ce système n’a pas été fait pour eux », a-t-elle fait remarquer. Mme Apok, qui est membre de la tribu Iñupiaq aux États-Unis d’Amérique, a été récemment boursière du Programme de bourses du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.